Articles avec mots-clefs ‘TV

12
mar
10

un peu de douceur…

C’est Mélanie qui nous ravit aujourd’hui ! Avec un petit mail à :

yourvideo@yourmusichall.com

pour nous dire :

« Bonjour… dans mes moments de rêverie romantique, quand le téléphone s’arrête de bourdonner par exemple, je me vois comme la dame en robe rouge à gros pois du clip d’Oslo Swan et je savoure le discours susurré du chanteur qui fait couler sur mon âme et mon cœur un miel tout doux… J’en fais cadeau à toutes celles qui font ce genre de rêve… avec leur chanson BIRD ! »

Certes, on est loin du rock agressif, métallique

D’ailleurs tout est bonbon… et anglais dans cette vidéo… L’univers du dessin que l’on dirait emprunté à Lewis CAROLL, la voix aigrelette et câline du chanteur, l’orchestration fine comme une dentelle d’Oxford, cette espèce de spleen tranquille qui flotte sans vous plomber gravement et ces mots aux sonorités qui proviennent d’un « Five O’Clock » coquin…

Oui tout est doux et onirique chez ces deux français un peu dingues, Stefan et guyrOOts (ça s’écrit impérativement comme ça, figurez-vous!). Ils travaillent ensemble depuis bientôt trois ans et ont sorti leur premier album il y a quelques semaines. Les critiques qui l’ont reçu en avant-première l’ont mis de côté dès qu’ils l’ont sorti de la livraison de la semaine qui comporte chaque fois oh ! juste une petite centaine dont un fort pourcentage d’horreurs de tous poils. De côté, pour l’écouter encore et encore. C’est eux qui l’affirment ! Ils sont très unanimes à dire que c’est frais, simple, rafraîchissant sans jamais être mièvre ou niais : « du petit lait à écouter », « ça s’écoute avec plaisir », « ça tourne en boucle depuis la semaine dernière » sont quelques notations vite relevées.

Leur musique, il faudrait leur demander pourquoi, est une espèce de pop mélodique, légère, très légère mais rythmée et avec un fond de gaité, enfoui mais bien présent. On ne peut pas parler à proprement de rigolade mais de sourire communicatif. C’est cela qui fait du bien à l’âme de celui qui l’écoute et qui va tantôt planer, tantôt dansoter… C’est agréable et cordial, stimulant et rassurant.

En un mot comme en cent, avec Mélanie, on vous recommande OSLO SWAN et leur premier album « DREAMIN’ » qui prouve parfaitement qu’en France aussi on peut voir créer de la pop de qualité !

ET VOUS, D’ACCORD OU PAS D’ACCORD ?

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01
mar
10

et si l’on suivait la piste d’aerosmith ?

Toujours à l’adresse :

yourvideo@yourmusichall.com

c’est orkhydee qui nous a demandé de vous offrir ce titre.

Il a été produit en 2001 sur l’album Just Push Play. Le single n’a pas fait des ventes fabuleuses mais ce titre a été littéralement plébiscité par les programmateurs radio qui l’ont énormément diffusé.

Il faut dire que c’est une fort jolie ballade qui exprime un  sentiment fort connu des amoureux qui éprouvent l’envie de s’isoler, évidemment dans un monde meilleur, loin de des contingences de la vie qui brisent les rêves… S’en aller, d’abord mais en plus s’envoler ! Quelle histoire. C’est celle que raconte fort plaisamment, fort joliment cette chanson que orkhydee a eu ben raison de rappeler à notre souvenir.

Et si vous aussi, vous avez envie de partager un clip, vous l’écrivez à  :

yourvideo@yourmusichall.com

À bientôt, donc…

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28
fév
10

une chanson inoubliable

Il y a quelques jours, SYLVIE nous a proposé à l’adresse :

yourvideo@yourmusichall.com

de revoir tous ensemble le clip de la chanson de BALAVOINE, L’AZIZA.
Magnifique chanson !

Que dire, sinon qu’elle est sortie en 1985 moins de 6 mois avant la mort de Daniel dans un hélicoptère du Paris Dakar, aux côtés de Thierry Sabine son organisateur… Que cette chanson a été écrite en marque d’amour pour sa femme Corinne, juive marocaine et qu’elle s’est vendue alors, en single, à plus d’un million d’exemplaires… Signe évident qu’ellea remué le cœur des foules !

Chanson d’amour tout autant que de tolérance…

« L’Aziza, fille enfant de prophète roi

« Ta couleur et tes mots tout me va

Des mots justes qui portent…

Une vraie chanson qui a un sens… Qui dit quelque chose de fort que tout le monde ressent…

Merci Sylvie,

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26
fév
10

une première…

une première fois

Comment ! Vous jouez la comédie et vous ne dansez pas ? Dehors ! Vous dansez et vous ne chantez pas ? La porte !

Chez les anglo-saxons, c’est comme ça. Un talent doit être polyvalent, sinon, rien ! Pour notre part, nous comprenons parfaitement cette exigence qui conduit les universités américaines à enseigner (eh ! oui dans les vastes campus, l’art est une matière à part entière) ensemble chant – comédie –danse !

Pourquoi ce préambule ? Parce que Madame Scarlett JOHANSSON que vous avez vue dans L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (sorti en 1998, elle avait quatorze ans) Lost in Translation avec Bill MURRAY puis dans Match Point, Scoop et Vicky Cristina Barcelona les dernières productions de Woody ALLEN, non seulement fait du cinéma mais chante ! Ce qui, vu ce qu’on vient de dire, n’a rien d’étonnant.

Donc Scarlett chante. Et avec Pete YORN (PY pour les intimes). Il paraît que c’est lui qui aurait proposé à Scarlett de faire un album. Et Scarlett d’en dire : « Cela me semblait une petite aventure très intéressante, cette idée de deux personnes mettant en chanson leur relation par le biais de duos ». Donc, sans faire de la « chasse au people » ou les « paparazzi » d’opérette, vous avez compris ce que cela signifie. Surtout que, si l’on n’est pas asse subtil pour faire la déduction, on nous remet que tout ça est dans la veine de Bardot et Gainsbourg !

Pardon mais nous dirions volontiers c’est à voir ! Car que pensez-vous de ce RELATOR, enregistré il y a trois ans déjà et sorti en Septembre ? Êtes-vous absolument conquis ou pensez-vous que la personnalité de cette jeune femme aux multiples facettes et visages comme nous le démontre ce montage photographique en triptyque, a beaucoup fait pour la renommée de cette chanson ?

En tous les cas il ya un abîme entre le texte de Gainsbourg (« Oh ! vous et vos textes, vous commencez… » – «  Quoi, c’est vous qui dites ça ? »). Jugez sur mots :

«  Quand je vous ai rencontré, je ne savais pas quoi faire, j’étais fatiguée, j’étais furieuse… » . Donc voilà pour le fond. Pour la forme, il est vrai que le ramage de Scarlett est très sympa et que cela s’écoute… Mais peut-être que vous…

Allez, une fois encore C’EST À VOUS DE DIRE !

Une vidéo à partager : yourvideo@yourmusichall.com

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25
fév
10

une histoire triste sur un air de ouf

Séquence nostalgie, aujourd’hui avec ce clip qui nous vient de VH1Classic et qui met sous les projecteurs le groupe The Knack.

Ces quatre gars de Los ANGELES ont fait leur meilleur avec « My Sharona », titre produit à la fin des années 70. C’était la grande époque du disco qui commençait, par l’étendue de guimauve musicale que ce genre répandait, à écœurer tout le monde. Notamment les critiques qui rêvaient d’un retour à des sons plus agressifs, plus « virils » comme ceux du Heavy Metal ou « déglingués » comme ceux du Punk-Rock.

Comme souvent à l’origine d’un phénomène musical planétaire, The KNACK est arrivé au bon moment avec ce « My Sharona » qui fit un tabac violent, accroché plusieurs semaines en haut des « charts » de bien des pays et pas seulement les anglo-saxons. Contrairement à ce que vous pouviez lire hier à propos du fond de la chanson de Peter GABRIEL et de sa force émotionnelle, littéralement soulevée par la pertinence de la situation, la justesse des mots, la beauté des propos soutenue par des voix porteuses, les paroles de ce titre sont d’une banalité parfaite (Oh ! Sharona – t’aurais pas un peu de temps à me consacrer ?), sans apsérités et la voix du chanteur, non, non plutôt chouette, n’a rien de magique.

Et pourtant, ce fut un Tube, un grand, repris aujourd’hui encore dès que l’ambiance tombe un peu dans les fêtes où se profilent les lueurs de l’aube et s’alourdit la fatigue de la nuit ! C’est une espèce de super Vitamine C, de dynamite qu’on absorbe à haute dose par les oreilles, d’abord, puis par les genoux qui se mettent à gigoter puis par tout le corps qui ne peut résister à l’appel du rythme et de son invitation à danser !

Si l’on vous offre cette vidéo aujourd’hui, c’est aussi – séquence nostalgie, toujours – parce que Doug FIEGER, le chanteur, est mort ce Dimanche de Saint Valentin des suites d’un cancer du poumon (ah! le tabac…) et du cerveau (les deux étant liés dans cette sale maladie par la circulation sanguine qui envoie le sang fraîchement réoxygéné d’abord vers la tête). Le groupe avait déjà déploré la mort de son premier batteur, Bruce GARY, en 2006 – un cancer également. Pratiquement simultanément, Doug était sur une des scènes de LAS VEGAS quand, soudain, alors qu’il attaquait « My Sharona » pour une deux ou trois millionième fois, il s’arrêta tout désorienté, après avoir bizarrement mélangé les paroles, ne sachant ni qui il était ni ce qu’il faisait là, devant tant de gens. Évidemment, c’était la première manifestation des symptômes de sa maladie…

Bon, on va faire comme à la fin d’une très longue soirée : remettre « My Sharona » et danser plutôt que de s’attarder à ces tristesses Mais tout en rendant hommage à Doug FIEGER… Vous en êtes BIEN D’ACCORD ?

Et pour une vidéo à partager : yourvideo@yourmusichall.com

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24
fév
10

laisse pas tomber…

Il est absolument évident que commencer par un « Ils étaient frais, jeunes » serait parfaitement déplacé. D’ailleurs cela veut dire quoi de nos jours, puisque là sous nos yeux ils sont identiques… à ce qu’ils étaient lorsqu’ils ont enregistré cette version 2 de cette chanson absolument magique de PETER GABRIEL.

Magique parce que terrible !

« J’avais appris à me battre

« J’avais appris à gagner

« Je ne pensais pas que je pourrais faillir

« J’ai changé mon visage

« J’ai changé mon nom

« Mais personne ne veut de vous quand vous avez perdu »…

Et dans ce désespoir absolu de quelqu’un qui est à terre et qui exprime qu’il est sans espoir arrive la voix tout à la fois apaisante et secouante de Kate BUSH sur cette montée de synthé en décrochement harmonique et rythmique

« N’abandonne pas,

« Tu nous as toujours… »

Il se dégage de tout cela une émotion, une vérité de sentiments particulièrement juste, totalement et simplement humaine. Que l’on dise ce que l’on veut mais une chanson qui raconte une histoire, qui porte un moment universel d’humanité, c’est merveilleux ! Et ça fait toute la différence entre petit bœuf et grand succès qui traverse le temps… Rappelez-vous, sur le même thème, Jacques BREL  » Jeff « … Passons, retienne cette petite leçon qui voudra.

Dans le clip de ce jour, il y a tout : l’émotion d’une âme blessée, le miracle des voix autant de PETER GABRIEL, rauque et douce que de KATE BUSH, énergique et aimante dans un duo accordé, tendre qui rend le désespoir non seulement supportable mais qui nous donne…  espoir !

Il y a aussi les images qui paraphrasent le texte mais d’une façon nuancée et subtile, tout en suggestion. Peter GABRIEL et Kate BUSH avaient enregistré un premier clip, beaucoup plus simple, beaucoup trop sans aucun doute puisqu’on les voyait danser l’un contre l’autre, d’un bout à l’autre . L’ennui de l’image absorbait littéralement la chanson. Ici les scènes furtives la soutiennent en racontant l’histoire, évoquant les causes, les perches… On doit saluer dans cette évolution « cinématographique » l’œil de Peter GABRIEL qui fut souvent récompensé pour ses productions vidéos, aussi !

Si, comme nous, cela faisait longtemps que vous n’aviez pas entendu cette chanson, goûtez-la comme le nectar d’une vieille bouteille oubliée et que vous avez fini par déboucher… VOUS NE TROUVEZ PAS ?

Détails importants : PETER GABRIEL vient de sortir un album de reprises  (à déguster comme ce clip) et sera à BERCY le 22 Mars.

Et pour une vidéo à partager : yourvideo@yourmusichall.com

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22
fév
10

le premier clair de l’aube, aujourd’hui !

Vous l’avez peut-être remarqué, YOUR MUSIC HALL a une particulière tendresse pour TÉTÉ… parce que c’est un excellent créatif doublé d’un magnifique interprète, ce qui est tout ce que l’on aime !

Ce 22 Février TÉTÉ sort son nouvel album intitulé joliment « Le premier clair de l’aube »… ce qui signifie être debout tôt ou se coucher fort tard ! De là à ce que le monde tout entier lui appartienne… Mais il est raisonnable de penser que ce n’est pas vraiment dans l’ambition première de ce chanteur.

Avec PRODIGY, nous abordions le sujet du « buzz » qui veut que, à partir du moment où l’on sort quelque chose, on se sent désormais obligé de faire appel aux internautes. TÉTÉ n’a pas échappé à cette règle en lançant, lui aussi, son concours (date imite -16 Mars !). Mais lui, il a fait un truc très rigolo : chantez vous-même « L’envie et le dédain » (premier extrait de l’album qui est dans les bacs ce 22 Février et votre YOUR VIDEO) et postez votre interprétation. Les internautes en choisiront trois (comment ? à découvrir…) parmi lesquelles TÉTÉ élira un gagnant avec lequel il fera un duo. Ça, c’est une bonne idée, non ? Nous avons vu quelques reprises et comme toujours ces variantes sont, sauf catastrophe et plantage intégral – il y  en a ! -, différentes, intéressantes.

« L’envie et le dédain » est donc le « teaser » lancé vers nous, de ce nouvel album. Ça aussi, « un teaser », ça fait partie du « new marketing ». Et il n’y a pas à le regretter… Curieuse chanson qui rapproche deux notions généralement peu juxtaposées dans l’exclusion : L’EAU À LA BOUCHE, comme le chantait GAINSBOURG ou le MÉPRIS,  comme l’affichait GODARD…

« Un peu de l’un, un peu des deux » chante TÉTÉ. Mais c’est ainsi que nous agissons toujours envers les autres, surtout dans la phase première rencontre où l’on évalue, soupèse, décide du futur de nos relations. Nous n’allons pas développer mais cela fait un très joli sujet de dissertation de baccalauréat ! Et puis c’est en français ! Et même écrit sur l’écran. Car le clip aussi, est curieux. À l’heure de la TV HD et du son « 5 point… », voir de ses yeux du noir et blanc tremblotant comme au temps de Méliès, reste insolite même si ce retour aux sources de l’invention du cinématographe n’est pas rare, et même si cette nostalgie crée une esthétique fort subtile !

En tous les cas concours et teaser ont atteint leur but : nous donner envie de saisir « Le premier clair de l’aube » avant le crépuscule ! C’est bien VOTRE AVIS, NON ?

Ah ! si vous avez une vidéo à nous offrir, n’hésitez pas : yourvideo@yourmusichall.com

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19
fév
10

notre série reprise : aujourd’hui le ciel, Florence and The Machine

YOUR VIDEO vous montre aujourd’hui comment, si jamais un jour – mais on vous connaît, ça n’arrivera pas – vous manquiez brusquement d’inspiration, vous pourriez d’un coup non de baguette magique mais de Dimanche au Temple, vous sortir d’affaire.

C’est tout simple et FLORENCE and The Machine nous en donne un probant exemple. Prenez un bon cantique chanté par de charmants paroissiens, décortiquez-le gentiment en retirant des mots tels que « Lord », «Saviour » qui connoteraient d’une manière trop directe les religions chrétiennes et répétez la phrase clef d’une manière quasi abusive. Non, non, on vous assure, ce n’est jamais trop ! Il faut oser et aller à fond sinon la recette est ratée et votre chanson, plus que passable.

Côté interprétation, vous prenez également votre voix la plus expressive et vous dépensez votre énergie sans compter (Quand on aime… remarque le dicton) dans cette reprise endiablée… Pardon ! le mot est très mal choisi… Disons, passionnée !

Bien sûr, vous vous entourez des plus grands musiciens (ça, c’est, de toutes les façons, toujours la meilleure garantie possible du succès…) comme par exemple Robert Ackroyd à la guitare ou Christopher Lloyd Hayden pour la batterie.

Enfin pour la vidéo, vous portez juste une petite culotte, faites appel au plus kitsch des décorateurs, celui du Crazy Horse ou de quelque revue à touristes, vous lui demandez de charger les paillettes et vous faites régler les lumières par un Directeur photo pas trop regardant sur les effets solarisants. Pour terminer, vous réunissez des danseurs de discothèque à l’heure de l’ « after » et vous exigez un tournage en HD.

Petit détail qui n’en est pas : vous suppliez la BBC de faire plein de battage autour de cette nouvelle chanson et vous racontez à ses journalistes des histoires à dormir au plafond.

Quand tous ces ingrédients sont enfin réunis, vous êtes fin prêt ! Bravo !

Et surtout bravo à Florence and The Machine. Car malgré le ton fort ironique, violemment « descente en flammes » de ce que vous venez de lire, ce qu’elle a produit, possède plein de charme et de feu. Elle porte en elle tout un monde sacrément fou, carrément délirant comme l’illustre ce qu’elle a dit à la BBC justement :

« J’écris des choses que les gens m’ont dites et d’autres que j’ai faites. Je mets tout cela ensemble et parfois cela devient une histoire avec des personnages comme un oiseau et des ânes ».

Quoi de plus normal qu’un oiseau et des ânes  ?  Ah! si un petit poisson, un petit oiseau… D’accord ou non ?

Et si vous aussi vous avez une vidéo à nous offrir, n’hésitez pas : yourvideo@yourmusichall.com

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17
fév
10

retour vers les hauts de hurlevent

Petite plongée dans le passé. Parfois ça fait du bien. Surtout quand, avec nos bouteilles sur le dos, masque et palme complétant la combinaison, nous sommes au cœur d’un mythe, roman et chanson inspirés par… !

C’est en 1978, elle avait à peine 20 ans, que KATE BUSH dirigée, « coachée » par David GILMOUR, sort ce WUTHERING HEIGHTS qui « interprète », c’est-à-dire traduir en chanson, la passion trouble et troublée de l’héroïne des Hauts de Hurlevent pour le mystérieux Heathcliff . C’est lui que le père de Catherine Earnshaw (Kate est le diminutif de Catherine ce qui amène cette question : est-ce la source d’identification ?) ramena d’on d’on sait d’où dans le manoir des Hauts de Hurlevent…

Chanson brûlante, qui exprime une passion folle qui fait de la haine et de l’amour deux parallèles étroites entre lesquelles s’insinue le mur de l’incompréhension. Si vous avez deux ou trois minutes, relisez ce livre d’Emily Brontë, l’unique qu’elle ait écrit, et vous connaîtrez, dans le plus pur « romanesque », mille rebondissements entre des protagonistes qui se multiplient…

Curieusement le titre de Kate BUSH, apostrophant Heathcliff l’odieux manipulateur, fait entendre à la fois un sentiment torturé et une naïveté toute enfantine. Bien sûr, il y a le son de cette voix, totalement inoubliable parce que d’une folle originalité, qui contribue grandement à dédramatiser des paroles très passionnées que l’orchestration aérienne et métallique contribue, elle aussi, à porter vers le plus léger.

L’image du clip, filmé à une date sans doute assez proche de la sortie de la chanson, si l’on en juge par le physique de Kate BUSH, est elle aussi en grand décalage. Ayant suivi une formation de danseuse classique, Kate n’a eu aucun mal a « chorégraphié » son œuvre. Et, touche finale de ce qui devient au fil du temps un bijou très « kitsch », le traitement voilé, l’éclairage contrasté avec une imprécision vaporeuse,  comme s’il y a avait eu un Newton derrière l’objectif plus enfin les effets de dédoublement kaléidoscopique, confèrent à l’ensemble un charme désuet, particulier, précieux qui fait dire à ses spectateurs « Au premier abord, je détestais et maintenant je ne peux que l’admirer »… Pure magie ou inconstance des êtres ?

À vous d’en décider !

Et si vous aussi vous avez une vidéo à nous offrir, n’hésitez pas : yourvideo@yourmusichall.com

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14
fév
10

ça saute aux yeux

Le point positif de YOUR VIDEO est de mettre en valeur et de faire connaître des artistes qui le mérite bien ! Mademoiselle Katie COSTELLO est de celle-là. Car, autant vous le dire tout de suite, si elle porte un NOM très pop, très rock, elle est tout à fait étrangère à Elvis !

Cette toute petite américaine, qui n’a pas encore vingt ans, chante comme une diva rompue et dodue mais avec une fraicheur et une gaité qui font couler dans les tympans un élixir délicieux. Preuve que le dicton anglo-saxon « couverture n’est pas bouquin » veut vraiment dire quelque chose !

Elle s’apparente elle-même, par le goût entendez bien, à Billie Holliday, X, Fiona Apple, New Buffalo et même à… Bob Dylan. Mais oui, rien que ça !

C’est un drôle de personnage qui vit dans le quartier branché des créatifs de Brooklin après être né et avoir grandi à Hermosa Beach, l’une des plus belles plages de Los Angeles – comme l’indique nettement le nom que ses premiers occupants lui ont donné ; gribouille toute la journée des « chansons – brouillons » pour finir par enregistrer un album très classieux ; a des allures de petite jeune fille et se prétend être dans son for intérieur une vieille grand-mère. D’ailleurs elle adore chanter dans les maison de retraite, histoire d’être avec des personnes de son âge  comme le dit aux journalistes, clairement médusés!

KALAIDOSCOPE MACHINE est à l’avenant : délicieusement chanté, ce clip commence comme un conte de Lewis Caroll, « Katie au pays des Princes Qui-Charment-et-se-transforment-en-Grenouille-poilue » pour se terminer magistralement en une très exhaustive revue des lieux les plus touristiques, les plus « cartes postales » de Paris, le tout avec le sautillement permanent qui sied à la machine employée et à la demoiselle pleine de peps…

Le titre, comme d’ailleurs tout l’album, est gai, joyeux, bref un vrai cadeau de Saint valentin à tous ceux qui aiment… le bonheur et la vie.

Heureusement il y en a toujours… Et plutôt beaucoup !

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