Vous, nous en sommes sûrs à cent pour cent, vous vous êtes déjà promené en flanc de montagne ventée et fraiche, parmi les théiers. Et forcément, c’était à l’autre bout du monde en Thaïlande, au Sri Lanka, au Vietnam, en Azerbaïdjan ou peut-être sur les contreforts peu élevés de l’Himalaya… Là, au milieu des arbustes que l’on a empêché de devenir trop grands, dans l’humidité de l’air nécessaire à leur développement… freiné, vous avez vu ces femmes penchées, leur ciseaux fins à la main, cueillir délicatement leurs feuilles et les placer dans les grands sacs de jute… Oui quel travail ! Et quelle patience ! 
Car si nous parlons aussi longuement du thé c’est qu’il a dessiné tout une esthétique, voire une mythologie qui fait penser à la musique. Est-ce pour cela que Peter Von Poehl a titré son album ainsi ? Il ne semblerait pas. Car ce qu’il dit dans sa chanson est qu’à petits pas (oui, ses pas se rétrécissent au fur et mesure qu’il chante…) il veut aller là où les théiers rempliront non des théières mais tourneront en vin à condition d’être croyant, oui croyant ! C’est à y perdre son latin !
Sauf si, dans l’allégorie toujours, il compare l’élaboration du thé qui au japon fait cérémonie, à la délicate alchimie d’une chanson. Mais oui, mais c’est bien sûr ! Au lieu de faire pousser des arbres, il faut cultiver la connaissance de ses prédécesseurs ; couper les feuilles revient à cueillir l’inspiration et les plonger dans l’eau bouillonnante puis refroidie équivaut à jouer d’un instrument, chanter, danser (ah ! ça non !)…
Sérieusement, l’art de la musique est difficile et ne vaut que s’il est pratiqué longuement, au quotidien. Tout comme le thé se boit, tous les jours, au five O’clock ! Vous souriez ? Mais pensez à Pascal qui disait que pour croire il fallait d’abord faire des génuflexions ! C’est une affaire mécanique…
Heureusement dans le clip de Peter Von Poehl il suffit de suivre la flèche, les flèches. Elles l’ont conduit, après lui avoir parcourir l’Europe là où poussent les théiers, quelque part en Asie, d’où comblé, ravi, épanoui, il est revenu dans sa Suède natale. C’est là qu’il a finalisé son nouvel album : MAY DAY dont il a écrit les chansons lors de sa tournée, jour après jour, avant de se produire sur scène… Parfois, il les « testait » là , toutes chaudes, fumantes… comme une tasse de thé. Vous voyez, il n’y a pas de hasard dans les rapprochements d’idées !
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« La musique est une mathématique sonore, la mathématique une musique silencieux » (E.Herriot)
Peter me paraît très bon en mathématiques !
Voix un peu androgyne.
Pas de hasard dans les rapprochements d’idées ? il y a des hasards bienvenus et des hasards à exploiter ! le succès est fait des 2.
A+
Que de flèches !!!!! Mais quelle direction prendre ?????
Attention aux avalanches de flèches !!!!!! Que d’imagination avec des flèches !!!!!
Pas mal cette vidéo… Originale… Merci pour la traduction… Sylvie.